A l'assaut du Mont Valier, le géant du Couserans
Le Mont Valier ou quand le rêve devient réalité !

Et voilà ! Nous sommes le vendredi 4 octobre. Nous sommes 6 copains, tous avec la même envie de caresser ce pic qui nous guette depuis tant de temps.
La veille, pour détendre l’atmosphère et nous préparer psychologiquement, nous avons dégusté quelques gourmandises faites par Michelle et Christian de la « Ferme de Peyrot », un bon petit breuvage fait par le maître du breuvage Johan et un peu de légumes pour la bonne conscience.
Samedi, réveil à 6h00 pour tout le monde (euh… vraiment tout le monde ? 😉). Petit déjeuner vitaminé et c’est parti pour les quelques kilomètres qui nous séparent de la maison du Valier. Après le réglage de nos gros sacs à dos, le paramétrage de nos montres, quelques petits problèmes de bâton pour Christian, nous étions prêts ! Licorne nous explique que nous avons quatre points à atteindre, qui marquent les étapes de cette belle rando : la passerelle, la cabane, le refuge et pour finir la Croix du Mont Valier à 2838m. Allez c’est parti. Feu patate !!!!
Nous sommes concentrés et démarrons la pente doucement, un bois nous accueille avec douceur, des arômes de bois humide réveillent le nez de Johan qui se lance au repérage des champignons. Au loin, nous percevons une belle cascade avec de grandes chutes, la cascade de Nérech. Nous y arrivons au pied, la nature est merveilleuse autour. Le temps d’une photo et nous passons le point 1 : la passerelle. A partir de là nous entamons une ascension difficile avec des grandes marches, des petits cours d’eau qui coulent partout et rendent le sol humide et glissant. Le soleil commence à monter et le ciel dégagé nous réchauffe rapidement. Les blousons tombent. L’équipe se divise en trois groupes : Licorne et Johan devant, Spritz et Christian au milieu et Béné et Lara Croft non loin.
Deuxième point, la cabane. Et en tournant la tête, il est là ! Notre but nous regarde depuis sa hauteur magnifique et nous rappelle qu’il nous attend. Plus motivés que jamais, nous reprenons nos sacs et redémarrons pour le refuge. La pente est toujours aussi raide, la fatigue commence à nous ralentir, les cuisses souffrent mais on le veut tous.
Nous apercevons le toit du refuge ! nous y sommes presque. Allez un dernier effort. Et voilà, le troisième point ! Le refuge est là, au pied de notre but, il est magnifique, il brille sous le soleil. Nous sommes tellement proches. Après quelques rafraichissements et un bon pinique, nous décidons de partir pour la dernière étape. Nous sommes fatigués, même si nous n’avons pas nos lourds sacs restés au refuge, la dernière montée est très difficile, plus de jambes. Les trois filles ont bien ralenti le pas, elles en profitent pour immortaliser les lacs Long et Rond qui nous font coucou un peu plus bas et faire quelques selfies pour oublier que les jambes souffrent.
Mais la nuit va bientôt tomber. Notre Licorne connaît bien ce parcours, il décide d’opérer un demi-tour à même pas la moitié de la montée. Malgré la déception, c’est une sage décision. On fera la montée dimanche matin, après une bonne nuit de sommeil, quand les corps auront récupéré un peu de force.
Après une douche de 3 minutes top chrono et un repas réconfortant dans une ambiance conviviale, nous partons dans notre dortoir pour une nuit de repos. La nuit n’a pas été très calme, quelques bruits par ci par là, soif pour les uns, mal à la tête pour les autres, nous essayons quand même de trouver le sommeil.
Le réveil sonne ! Allez hop hop, on déjeune et on se prépare pour notre dernière étape, pour celle que l’on a en tête depuis des mois, voire des années. Béné nous guide dans quelques étirements et c’est parti. Nous y sommes à la quête de ce géant, il est 8h00 du matin, le jour vient de se lever. La montée dans le pierrier n’est pas facile, le vent se lève, il fait froid. Arrivées au col, nous levons les yeux et nous apercevons la croix. Celle que Lara Croft veut embrasser. Les filles ont préparé de petits rubans pour laisser une trace, c’est leur rituel.
Après avoir monté quelques marches à l’aide des mains courantes nous y arrivons. Nous voulons monter en même temps, tous les 6. Et nous y sommes ! Le défi est relevé, la joie surgit, la satisfaction d’avoir réussi, d’être en haut de toucher cette croix que nous avons tant rêvé. C’est notre belle récompense. Une fois les photos faites, seul, en groupe, entre filles, sur la croix, sous la croix …. il faut penser à la descente les copains, nous ne sommes pas encore arrivés. Nous marchons le long de la crête et commençons à descendre.
La descente se fait avec le cœur heureux, les sourires sur les visages traduisent la fierté que nous ressentons d’avoir atteint ce sommet entre copains. La fatigue s’est estompée, nous sommes requinqués pour la suite de la journée. Nous voyons le refuge, nous nous sommes promis un petit verre de rosé pour trinquer après le sommet. Verre de rosé et foie gras pour fêter cette belle aventure, quoi de mieux ?
Il est temps de dire au revoir à Stéphane et l’équipe du refuge des Estagnous et d’emprunter la descente par le lac. Et quelle descente ! Elle est vraiment difficile, de grandes marches, un terrain très abrupt, beaucoup d’eau et voilà que les glissades arrivent. Rien de bien méchant, juste quelques frayeurs et quelques bleus. Au bord du Lac Rond, nous dégustons un petit piquenique préparé par le refuge. Quel magnifique paysage, ces énormes montagnes qui nous regardent avec un air imposant. Bon les copains ! on ne s’endort pas, on part vers la cabane, puis la passerelle. Nous sommes fatiguées, les genoux souffrent, les traits sont tirés mais nous avançons, il nous reste encore quelques kilomètres pour arriver au parking. Béné et Johan partent jouer à cache-cache dans la forêt en cherchant des trompettes de la mort et des girolles. La récolte est bonne, Béné aura son omelette aux champignons !
Au loin la maison du Valier, le parking apparait et voilà la voiture. Nous y sommes, nous l’avons fait, nous sommes des warriors !!! Il nous reste encore de la route pour rentrer à la maison. La nuit sera bonne après une bonne douche. Nous rêverons du « Seigneur du Couserans » et à chaque fois que nous le verrons au loin, nous nous dirons « j’y étais, là, tout en haut et c’était merveilleux ».
Galerie photos














































































































































































Fiche Technique / Informations pratiques (Samedi + Dimanche)

10h07
23,78 KM

2116,4 M

946,4 M

2829,4 M
Région : Ariège
Commune : Les Bordes-sur-Lez (09)
Départ : N 42.832632° /
E 1.030789°
Carte IGN : 2048OT
Fiche Technique / Informations pratiques (Samedi - Montée au Refuge)

4h29
10,18 KM

1485 M

946,4 M

2481,2 M
Région : Ariège
Commune : Les Bordes-sur-Lez (09)
Départ : N 42.832632° /
E 1.030789°
Carte IGN : 2048OT
Fiche Technique / Informations pratiques (Dimanche - Montée au Valier et Retour)

5h38
13,6 KM

631.4 M

949,6 M

2829,4 M
Région : Ariège
Commune : Les Bordes-sur-Lez (09)
Départ : N 42.7959337° /
E 1.0737791°
Carte IGN : 2048OT
Carte de la randonnée (Samedi + Dimanche)
Carte de la randonnée (Samedi - Montée au Refuge)
Carte de la randonnée (Dimanche - Montée au Valier et Retour)
Vidéo 3D
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